In any compromise between good and evil, it is only evil that can profit

Ayn Rand

October 17, 2009

Nouvelles, Économie

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Agriculture

Ces images semblent provenir d’un pays en pleine guerre civile. Et pourtant, on est bien en France où une horde de réactionnaires s’amuse à brûler des pneus et à paralyser la circulation. Et pourquoi sont-ils en colère cette fois-ci ? Après une crise alimentaire sans précédant au cours des années 2007-2008, les prix des denrées alimentaires reviennent peu à peu à la normale. Face à la concurrence mondiale grandissante, les agriculteurs demandent plus de mesures protectionnistes et de nouvelles subventions totalisant plus d’un milliard d’euros ! Une révolte en règle contre la loi du marché.

Il est injuste que nos gouvernements privilégient certaines activités économiques au détriment des autres. Tout produit devrait faire face à la concurrence dans un marché libre et les habitant d’un certain territoire ne devraient pas être obligés à payer pour des produits dont ils n’ont pas besoin. Le marché capitaliste est basé sur l’équilibre entre l’offre et la demande, entre les producteurs et les consommateurs. Cet équilibre se rompt dès que le gouvernement y met ses pattes.
Les subventions agricoles ont des conséquences perverses : elles alimentent la surproduction, elles appauvrissent les pays en voie de développement (qui ne réussissent plus à vendre leur marchandise), elles stimulent artificiellement un secteur économique moribond.
Mais il est impossible de parler d’une abolition de ces subventions dans le contexte actuel : les groupes de pression qui contrôlent l’État monteraient immédiatement aux barricades. Lorsque le gouvernement déshabille Pierre pour habiller Paul, il est sûr de gagner le vote de Paul.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le dollar américain a été la monnaie de base des échanges internationaux. Pourtant, sa valeur ne cesse de chuter depuis les dernières années et de plus en plus de spécialistes prédisent sa chute. Qu’est-ce qui laisse croire que le billet vert est en train de s’effondrer ?

Valeur du dollar américain
La valeur actuelle du dollar représente à peine une fraction de son niveau historique

Comme la plupart des grandes monnaies en circulation dans le monde (Euro, Yen, Livre Sterling…) le dollar américain est une devise dite “fiduciaire”, c’est à dire que sa valeur est entièrement déterminée par le gouvernement. La Réserve Fédérale peut à tout moment imprimer de nouveaux billets. Le dollar n’a donc aucune valeur objective autre que celle qu’on lui donne. Or, cela pose problème dans le contexte actuel où nos gouvernements prennent de plus en plus de poids, car la seule façon pour ceux-ci de payer leurs déficits astronomiques est… d’imprimer de nouveaux billets.

Lorsque vient le moment de financer ses activités, l’État a deux solutions rationnelles : hausser les impôts et les taxes ou couper des services. Puisque ces deux possibilités sont nuisibles sur le plan politique, une troisième voie s’impose : payer ses déficits avec de l’argent neuf. Le résultat n’en est pas moins catastrophique : une perte de confiance généralisée dans la monnaie nationale causant sa dévalorisation et donc une inflation. Malheureusement, ce cycle ne cesse de se répéter et l’inflation tend à s’accélérer d’année en année. Les gens sont donc de plus en plus pauvres car leur pièce de 1$ d’aujourd’hui ne vaut plus qu’une poignée de cents en dollars d’il y a 30 ans et encore moins en dollars d’il y a 50 ans.

Les États-Unis ont aujourd’hui (en grande partie grâce aux politiques de “relance” d’Obama) une dette qui s’élève à environ 9885 milliards (soit environ 70% du PIB) et on prévoit qu’en 2014, elle atteindra 18350 milliards, plus de 101% du PIB. Résultat : le dollar américain perdra son statut de “monnaie de refuge”, et les partenaires économiques des États-Unis préfèrerons à l’avenir convertir leurs dollars en Euros, en Yens ou directement en or. Le processus est déjà commencé et il ne fera que s’accélérer durant les prochaines années. Le dollar américain sera la première monnaie à tomber et elle entrainera dans sa chute toutes les autres devises dont la valeur est basée sur le même système.

Un tel évènement marquera certainement le début d’une crise financière beaucoup plus grave que celle que nous venons de traverser. La solution à court terme serait de convertir vos économies en une devise “objective” tel que l’or ou l’argent dont la valeur ne cessera d’augmenter avec la chute des monnaies fiduciaires.

À plue long terme, un retour à l’étalon-or deviendra imminent.