In any compromise between good and evil, it is only evil that can profit

Ayn Rand

October 8, 2009

Médias, Politique, Religion

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Surprise ! Aujourd’hui, je blasphème contre notre Grand Prophète, Sa Majesté des Tea Parties, Glenn Beck, l’animateur que la blogosphère libertarienne ne cesse de glorifier depuis quelques mois.
Beck est un démagogue et un populiste : son style ne m’a jamais vraiment plu. Mais aujourd’hui, le point de rupture a été atteint. Cette vidéo met un terme à toute l’estime que j’ai pu avoir pour cet individu. En faisant sa réflexion quotidienne sur la vie, sur l’univers et sur tout le reste, Sa Majesté conclut que tous les problèmes des États-Unis sont causés par… les athées ! Je vous laisse en juger par vous-mêmes.

Enfermé dans son monde de contradictions et de mysticisme, peuplé de serpents qui parlent, de vierges qui accouchent et de zombies qui se lèvent de leurs tombes, Glenn Beck perd graduellement tout contact avec la réalité. C’est peut-être le temps de mettre notre Prophète à la poubelle et de se trouver un autre.

Bonne nouvelle, camarades !  Après quelques années d’absence, Michael Moore sort de son trou et passe à l’attaque. Sa nouvelle cible : le CAPITALISME, un système injuste que le grand cinéaste accuse d’être responsable de la crise économique. En faisant abstraction de l’hypocrisie sans bornes de cet individu qui va jusqu’à affirmer que le capitalisme n’a rien fait pour lui alors que ses films lui ont raporté quelques 50 millions de dollars, en faisant abstraction de la bassesse de son argumentaire (qui va jusqu’à utiliser la religion pour appuyer ses propos), je vais me limiter à l’essentiel : les thèses défendues par ce “documentaire” sont fausses.

Capitalism : a love story

La crise économique a été causée par l’intervention de l’État dans l’économie et non par la “dérèglementation”. Pour comprendre cela, il faut d’abord définir ce dont on parle.

Les véritables causes de la crise économique

La crise économique actuelle est une crise du crédit. En gros, cela veut dire que les banques ne prêtent plus aux entreprises. En manque des liquidités, ces-dernières sont obligées de recourir à d’autres moyens pour se financer : baisse des embauches, renonciation à de nouveaux projets, mise à pieds de travailleurs, vente d’actifs… et ultimement la faillite. Cela génère, bien-entendu, une hausse du chômage, et une baisse des titres boursiers et de la consommation. Mais qu’est-ce qui peut bien causer une crise du crédit ? Plusieurs facteur y ont contribué, mais le plus important reste l’éclatement d’une bulle immobilière créée et entretenue par l’État.

En intervenant dans l’économie, l’État a faussé les mécannismes de contrôle naturels du marché. Tout a commencé en 2001, après l’éclatement de la bulle technologique. Craignant une récession, la FED baisse de manière brutale ses taux d’intérêts afin de « stimuler » l’économie. Parallèlement, le congrès passe plusieurs lois visant à faciliter l’accès à la propriété (par exemple, 22% des prêts devaient être accordés aux individus gagnant moins de 60% du salaire médian). Ces politiques ont encouragé les familles considérées jusque là comme « insolvables » à contracter des hypothèques à taux variables. Comme le prix des maisons augmentaient de plus en plus avec la demande,de moins en moins de gens avaient les moyens de les rembourser.

À partir de là, plus rien ne pouvait arrêter la descente aux enfers : comme une vague de maisons se sont retrouvées en même temps sur le marché, leur prix s’est effondré. Voyant la valeur de leur propriété baisser, les familles ayant contracté une hypothèque à taux fixe, ont à leur tour mis les clés sous la porte.

Les banques, en manque de liquidités, ont resserré les taux de crédit et ont arrêté de se prêter entre-elles. Certaines (Fannie Mae, Freddie Mac, Lehman Brothers et compagnie) ont fait faillite.

Privatisation des profits, socialisation des pertes

Si Michael Moore a raison de s’inquiéter des déficits astronomiques provoqués par les bailouts, il fait preuve d’ignorance en les reliant directement au système capitaliste. Dans le capitalisme, il y aura toujours des perdants et des gagnants. Le marché se renouvèle sans cesse et il est complètement aberrant de vouloir “sauver” telle ou telle banque. En dénonçant les bailouts, Moore nie sa propre idéologie.
Sans parler du moment le plus comique du film lorsque notre réalisateur se présente à Wall Street avec un sac en criant “We want our money back”. Comble du ridicule !

Michael Moore

Apologie du communisme

Le grand cinéaste conclut son film en prônant l’instauration d’une nouvelle déclaration des droits, qui inclurait notamment : le droit à un emploi stable, le droit à la nourriture, aux vêtements et à la récréation, le droit à un logement décent et le droit aux soins de santé. Pour des raisons évidentes, ces aberrations doivent être rejetées sur-le-champs. De telles propositions sont issues directement de l’incompréhension et la mauvaise utilisation du concept de droit. Lorsqu’un “droit” impose une obligation à quelqu’un d’autre, il ne s’agit pas d’un droit mais d’une négation de droit.
Proclamer le droit d’avoir une maison, signifie que quelqu’un sera obligé de la construire. Michael Moore ne prône pas la liberté de gagner une maison (liberté que nous possédons déjà), mais le droit. C’est ni plus ni moins que de la philosophie collectiviste marxiste appliquée.

Conclusion

Si Michael Moore avait encore une once de crédibilité il y a quelques mois, elle vient de s’envoler en fumée avec la sortie de cette ordure. Si les médias donnent tant d’attention aux délires de cet illuminé, j’espère que les gens qui iront voir le film feront preuve d’esprit critique.

September 24, 2009

Médias, Écologisme

(No comments)

Depuis quelques décennies, nous assistons à une sécularisation graduelle de notre société occidentale. On peut certainement se réjouir en voyant les institutions religieuses perdre progressivement de leur influence et ces cultes d’une autre époque se couvrir de plus en plus de ridicule. Le mysticisme serait-il donc en train de disparaitre ? Malheureusement, il a simplement changé de forme. Propulsée par la plus importante campagne de peur de l’histoire, la secte écologiste a rapidement pris le contrôle des médias, de la communauté scientifique et des politiciens. Mais n’essayez surtout pas de questionner leurs croyances, au risque de vous faire immoler par une horde de zélotes.

Al GoreHubert Reeves

À genoux, infidèles ! Reuse, recycle, repent ! La planète se vengera !

La doctrine écologiste

Une idée mauvaise en pratique est certainement mauvaise en théorie. Le mouvement écologiste n’y fait pas exception. Selon son principe de base, la “nature” aurait une valeur morale et des droits. Toute intervention de l’être humain sur celle-ci est donc mauvaise. Cette fantaisie n’est pas seulement ridicule, elle est dangereuse, puisque sa finalité n’est rien de moins que la destruction de toute civilisation industrielle.

La nature n’a pas de valeur morale puisqu’elle n’a pas de conscience. La nature (la planète, l’univers) n’est qu’un amas de ressources qui attendent que l’homme les exploite. L’idée même que l’homme se sacrifie pour un amas de ressources est répugnante et devrait être rejetée d’emblée. Bien que la plupart des fidèles n’énoncent pas leur foi en ces termes, ou essaient hypocritement de la camoufler derrière des considérations sentimentales superficielles, là est la base de tout mouvement écologiste. Vous croyez que j’exagère ? Abreuvons-nous des paroles de leurs propres gourous :

“Phasing out the human race will solve every problem on earth, social and environmental.” – John Davis, fondateur de Earth first!

“The collective needs of non-human species must take precedence over the needs and desires of humans.” — Dr. Reed F. Noss, The Wildlands Project

“The only hope for the world is to make sure there is not another United States: We can’t let other countries have the same number of cars, the amount of industrialization, we have in the U.S. We have to stop these Third World countries right where they are. And it is important to the rest of the world to make sure that they don’t suffer economically by virtue of our stopping them.” – Michael Oppenheimer, Environmental Defense Fund

Anti-civilisation, anti-technologie, anti-humaine, voici la véritable doctrine écologiste.

Croire au réchauffement climatique – un acte de foi

Essayer de questionner le réchauffement climatique devant un écolo-brainwashé revient à insulter le prophète Mahomet devant un taliban. Loin de moi l’idée de vouloir discréditer une théorie scientifique. C’est le fait de vénérer et d’élever une telle théorie au rang de croyance que je dénonce. Et le réchauffisme n’est rien de plus qu’une croyance, puisque tout débat sur le sujet est clos avant même d’avoir commencé.

Pourtant, les questions sont nombreuses et la doctrine officielle des changements climatiques causés par l’homme est de plus en plus contestée, au sein même de la communauté scientifique. Comment expliquer en effet que la planète Mars se réchauffe au même rythme que celui de la Terre alors qu’elle est inhabitée (National Geographic) ? Comment expliquer que des cycles de réchauffement et de refroidissement ont été observés avant l’époque industrielle ? D’ailleurs, pourquoi il y a 30 ans à peine, les médias nous parlaient du refroidissement climatique ? Et pourquoi diable, si ces fameuses émissions de gaz à effets de serre ne cessent d’augmenter, n’y a-t-il aucun réchauffement depuis 1998 (selon les données des Nations Unies) ?

Mais bien-sûr, les médias ne poseront jamais ce genre de questions, car l’information est soumise aux filtres de la clique écolo-gauchiste. Le débat est clos, il y a consensus parmi les scientifiques, vous dira-t-on jour après jour.

Une telle campagne de peur n’a d’autre but que de saper encore plus les libertés individuelles, avec l’accord de la majorité. La cause écologiste est coramment utilisée par les gouvernements pour imposer de nouvelles taxes et des “normes environnementales” dans l’unique but de plaire aux groupes de pression et de se faire du capital politique.

Le changement climatique s'est arrêté en 1998

Les températures depuis 1998.

Alors que les émissions de CO2 augmentent (ligne rouge), celles-ci restent au même niveau.

September 24, 2009

Médias, Nouvelles, Politique

(No comments)

Parler contre Barack Obama et sa réforme du système de santé est devenu un blasphème. “Raciste !” répondra-t-on à toute critique adressée au Messie. Comment en effet peut-on être contre un projet de loi qui vise à ce que tous les américains aient accès aux soins de santé à moins d’être raciste ?

Devant le désastre Obama, l’augmentation du contrôle gouvernemental dans les finances, le secteur de l’énergie et maintenant dans les soins de santé, la droite américaine n’a pas d’arguments. Ses représentants sont des imbéciles qui se contentent de scander des slogans et d’agiter des Gadsden Flags telle une bande de syndicalistes en grève. La droite américaine est devenue une proie facile pour les médias qui ont réussi, en l’espace de quelques semaines, à lui enlever toute crédibilité. Pour chaque journaliste de CNN qui se promène dans les Tea Party et qui met le micro dans la bouche du premier “Obama = Hitler”, la côte du Messie augmente de 1%.

Tea Party
Mais puisque je vous le dit que c’est l’antéchrist ! Même les dates coïncident : le 21 décembre 2012, début de son second mandat !

Obama a gagné son pari. En s’y opposant sans avoir quelque chose de mieux à proposer, la clique de Glenn Beck n’a fait que nuire à sa propre cause. Il n’y a qu’à aller sur des forums ou des sites de nouvelles communautaires (tel que digg) pour mesurer l’ampleur du désastre : les libertariens y sont vus comme des bouffons.

Mais le temps est venu d’avoir un débat de fond, aux États-Unis comme ailleurs sur les soins de santé. Et nous avons quelque chose de mieux à proposer que les trillions de dollars de déficit, les listes d’attente, la bureaucratie et l’augmentation du fardeau fiscal. La question est comment concilier soins de santé et libre-marché ? C’est ce que j’essaierai d’expliquer dans un prochain billet.