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Sans surprise, la Cour suprême du Canada a tranché en faveur de Walmart Jonquière dans l’affaire qui l’opposait à son syndicat. Rappelons que le magasin avait fermé ses portes après qu’un arbitre lui ait imposé une convention collective. Le syndicat avait alors contesté cette fermeture (!) puisque la Charte canadienne des droits et libertés garantit la liberté syndicale.
Comment pourrait-on en effet forcer une entreprise à demeurer ouverte ? L’arrivée du syndicat avait rendu son modèle d’affaires non-rentable et comme aucune autre alternative n’était offerte par nos lois, il était tout à fait logique que les patrons décident de mettre les clés sous la porte.
Dans un marché libre et ouvert à la concurrence, le but d’une entreprise est de produire et de faire des profits, non pas de créer de l’emploi. Des emplois sont créés dans la mesure où ils apportent une véritable valeur à l’entreprise. Les conditions de travail sont fixées selon la loi du marché et non selon les fantasmes des employés. Le message de cette décision est donc clair : si vous voulez travailler, voici les conditions. Sinon, allez chercher des jobs ailleurs.

Ces images semblent provenir d’un pays en pleine guerre civile. Et pourtant, on est bien en France où une horde de réactionnaires s’amuse à brûler des pneus et à paralyser la circulation. Et pourquoi sont-ils en colère cette fois-ci ? Après une crise alimentaire sans précédant au cours des années 2007-2008, les prix des denrées alimentaires reviennent peu à peu à la normale. Face à la concurrence mondiale grandissante, les agriculteurs demandent plus de mesures protectionnistes et de nouvelles subventions totalisant plus d’un milliard d’euros ! Une révolte en règle contre la loi du marché.
Il est injuste que nos gouvernements privilégient certaines activités économiques au détriment des autres. Tout produit devrait faire face à la concurrence dans un marché libre et les habitant d’un certain territoire ne devraient pas être obligés à payer pour des produits dont ils n’ont pas besoin. Le marché capitaliste est basé sur l’équilibre entre l’offre et la demande, entre les producteurs et les consommateurs. Cet équilibre se rompt dès que le gouvernement y met ses pattes.
Les subventions agricoles ont des conséquences perverses : elles alimentent la surproduction, elles appauvrissent les pays en voie de développement (qui ne réussissent plus à vendre leur marchandise), elles stimulent artificiellement un secteur économique moribond.
Mais il est impossible de parler d’une abolition de ces subventions dans le contexte actuel : les groupes de pression qui contrôlent l’État monteraient immédiatement aux barricades. Lorsque le gouvernement déshabille Pierre pour habiller Paul, il est sûr de gagner le vote de Paul.
Bonne nouvelle, camarades ! Après quelques années d’absence, Michael Moore sort de son trou et passe à l’attaque. Sa nouvelle cible : le CAPITALISME, un système injuste que le grand cinéaste accuse d’être responsable de la crise économique. En faisant abstraction de l’hypocrisie sans bornes de cet individu qui va jusqu’à affirmer que le capitalisme n’a rien fait pour lui alors que ses films lui ont raporté quelques 50 millions de dollars, en faisant abstraction de la bassesse de son argumentaire (qui va jusqu’à utiliser la religion pour appuyer ses propos), je vais me limiter à l’essentiel : les thèses défendues par ce “documentaire” sont fausses.

La crise économique a été causée par l’intervention de l’État dans l’économie et non par la “dérèglementation”. Pour comprendre cela, il faut d’abord définir ce dont on parle.
Les véritables causes de la crise économique
La crise économique actuelle est une crise du crédit. En gros, cela veut dire que les banques ne prêtent plus aux entreprises. En manque des liquidités, ces-dernières sont obligées de recourir à d’autres moyens pour se financer : baisse des embauches, renonciation à de nouveaux projets, mise à pieds de travailleurs, vente d’actifs… et ultimement la faillite. Cela génère, bien-entendu, une hausse du chômage, et une baisse des titres boursiers et de la consommation. Mais qu’est-ce qui peut bien causer une crise du crédit ? Plusieurs facteur y ont contribué, mais le plus important reste l’éclatement d’une bulle immobilière créée et entretenue par l’État.
En intervenant dans l’économie, l’État a faussé les mécannismes de contrôle naturels du marché. Tout a commencé en 2001, après l’éclatement de la bulle technologique. Craignant une récession, la FED baisse de manière brutale ses taux d’intérêts afin de « stimuler » l’économie. Parallèlement, le congrès passe plusieurs lois visant à faciliter l’accès à la propriété (par exemple, 22% des prêts devaient être accordés aux individus gagnant moins de 60% du salaire médian). Ces politiques ont encouragé les familles considérées jusque là comme « insolvables » à contracter des hypothèques à taux variables. Comme le prix des maisons augmentaient de plus en plus avec la demande,de moins en moins de gens avaient les moyens de les rembourser.
À partir de là, plus rien ne pouvait arrêter la descente aux enfers : comme une vague de maisons se sont retrouvées en même temps sur le marché, leur prix s’est effondré. Voyant la valeur de leur propriété baisser, les familles ayant contracté une hypothèque à taux fixe, ont à leur tour mis les clés sous la porte.
Les banques, en manque de liquidités, ont resserré les taux de crédit et ont arrêté de se prêter entre-elles. Certaines (Fannie Mae, Freddie Mac, Lehman Brothers et compagnie) ont fait faillite.
Privatisation des profits, socialisation des pertes
Si Michael Moore a raison de s’inquiéter des déficits astronomiques provoqués par les bailouts, il fait preuve d’ignorance en les reliant directement au système capitaliste. Dans le capitalisme, il y aura toujours des perdants et des gagnants. Le marché se renouvèle sans cesse et il est complètement aberrant de vouloir “sauver” telle ou telle banque. En dénonçant les bailouts, Moore nie sa propre idéologie.
Sans parler du moment le plus comique du film lorsque notre réalisateur se présente à Wall Street avec un sac en criant “We want our money back”. Comble du ridicule !

Apologie du communisme
Le grand cinéaste conclut son film en prônant l’instauration d’une nouvelle déclaration des droits, qui inclurait notamment : le droit à un emploi stable, le droit à la nourriture, aux vêtements et à la récréation, le droit à un logement décent et le droit aux soins de santé. Pour des raisons évidentes, ces aberrations doivent être rejetées sur-le-champs. De telles propositions sont issues directement de l’incompréhension et la mauvaise utilisation du concept de droit. Lorsqu’un “droit” impose une obligation à quelqu’un d’autre, il ne s’agit pas d’un droit mais d’une négation de droit.
Proclamer le droit d’avoir une maison, signifie que quelqu’un sera obligé de la construire. Michael Moore ne prône pas la liberté de gagner une maison (liberté que nous possédons déjà), mais le droit. C’est ni plus ni moins que de la philosophie collectiviste marxiste appliquée.
Conclusion
Si Michael Moore avait encore une once de crédibilité il y a quelques mois, elle vient de s’envoler en fumée avec la sortie de cette ordure. Si les médias donnent tant d’attention aux délires de cet illuminé, j’espère que les gens qui iront voir le film feront preuve d’esprit critique.
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le dollar américain a été la monnaie de base des échanges internationaux. Pourtant, sa valeur ne cesse de chuter depuis les dernières années et de plus en plus de spécialistes prédisent sa chute. Qu’est-ce qui laisse croire que le billet vert est en train de s’effondrer ?

La valeur actuelle du dollar représente à peine une fraction de son niveau historique
Comme la plupart des grandes monnaies en circulation dans le monde (Euro, Yen, Livre Sterling…) le dollar américain est une devise dite “fiduciaire”, c’est à dire que sa valeur est entièrement déterminée par le gouvernement. La Réserve Fédérale peut à tout moment imprimer de nouveaux billets. Le dollar n’a donc aucune valeur objective autre que celle qu’on lui donne. Or, cela pose problème dans le contexte actuel où nos gouvernements prennent de plus en plus de poids, car la seule façon pour ceux-ci de payer leurs déficits astronomiques est… d’imprimer de nouveaux billets.
Lorsque vient le moment de financer ses activités, l’État a deux solutions rationnelles : hausser les impôts et les taxes ou couper des services. Puisque ces deux possibilités sont nuisibles sur le plan politique, une troisième voie s’impose : payer ses déficits avec de l’argent neuf. Le résultat n’en est pas moins catastrophique : une perte de confiance généralisée dans la monnaie nationale causant sa dévalorisation et donc une inflation. Malheureusement, ce cycle ne cesse de se répéter et l’inflation tend à s’accélérer d’année en année. Les gens sont donc de plus en plus pauvres car leur pièce de 1$ d’aujourd’hui ne vaut plus qu’une poignée de cents en dollars d’il y a 30 ans et encore moins en dollars d’il y a 50 ans.
Les États-Unis ont aujourd’hui (en grande partie grâce aux politiques de “relance” d’Obama) une dette qui s’élève à environ 9885 milliards (soit environ 70% du PIB) et on prévoit qu’en 2014, elle atteindra 18350 milliards, plus de 101% du PIB. Résultat : le dollar américain perdra son statut de “monnaie de refuge”, et les partenaires économiques des États-Unis préfèrerons à l’avenir convertir leurs dollars en Euros, en Yens ou directement en or. Le processus est déjà commencé et il ne fera que s’accélérer durant les prochaines années. Le dollar américain sera la première monnaie à tomber et elle entrainera dans sa chute toutes les autres devises dont la valeur est basée sur le même système.
Un tel évènement marquera certainement le début d’une crise financière beaucoup plus grave que celle que nous venons de traverser. La solution à court terme serait de convertir vos économies en une devise “objective” tel que l’or ou l’argent dont la valeur ne cessera d’augmenter avec la chute des monnaies fiduciaires.
À plue long terme, un retour à l’étalon-or deviendra imminent.
Parler contre Barack Obama et sa réforme du système de santé est devenu un blasphème. “Raciste !” répondra-t-on à toute critique adressée au Messie. Comment en effet peut-on être contre un projet de loi qui vise à ce que tous les américains aient accès aux soins de santé à moins d’être raciste ?
Devant le désastre Obama, l’augmentation du contrôle gouvernemental dans les finances, le secteur de l’énergie et maintenant dans les soins de santé, la droite américaine n’a pas d’arguments. Ses représentants sont des imbéciles qui se contentent de scander des slogans et d’agiter des Gadsden Flags telle une bande de syndicalistes en grève. La droite américaine est devenue une proie facile pour les médias qui ont réussi, en l’espace de quelques semaines, à lui enlever toute crédibilité. Pour chaque journaliste de CNN qui se promène dans les Tea Party et qui met le micro dans la bouche du premier “Obama = Hitler”, la côte du Messie augmente de 1%.

Mais puisque je vous le dit que c’est l’antéchrist ! Même les dates coïncident : le 21 décembre 2012, début de son second mandat !
Obama a gagné son pari. En s’y opposant sans avoir quelque chose de mieux à proposer, la clique de Glenn Beck n’a fait que nuire à sa propre cause. Il n’y a qu’à aller sur des forums ou des sites de nouvelles communautaires (tel que digg) pour mesurer l’ampleur du désastre : les libertariens y sont vus comme des bouffons.
Mais le temps est venu d’avoir un débat de fond, aux États-Unis comme ailleurs sur les soins de santé. Et nous avons quelque chose de mieux à proposer que les trillions de dollars de déficit, les listes d’attente, la bureaucratie et l’augmentation du fardeau fiscal. La question est comment concilier soins de santé et libre-marché ? C’est ce que j’essaierai d’expliquer dans un prochain billet.
