In any compromise between good and evil, it is only evil that can profit

Ayn Rand

September 27, 2009

Philosophie, Politique

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L’erreur commise le plus souvent dans l’argumentaire libertarien est d’affirmer que les soins de santé gratuits pour tous sont “une idée noble mais impratique”. C’est faux. Les systèmes de médecine socialisée que l’on retrouve au Québec, en France ou en Grande-Bretagne et que le gouvernement Obama veut imposer aux États-Unis sont bien-sûr mauvais en pratique. Mais la critique ne doit pas s’arrêter là : ils sont immoraux à la base même de leur théorie.

Pourquoi les soins de santé ne sont pas un droit ? Pour comprendre, il faut se poser la question : qu’est-ce qu’un droit ? Et à cela nous pouvons donner une définition : un droit est une action qu’un être humain peut faire alors que les autres sont tenus de ne pas l’en empêcher. Plus spécifiquement, un droit est un droit tant qu’il n’empiète pas sur les droits d’un autre. C’est pour cette raison qu’il en existe un nombre limité  :

  • Le droit à la vie
  • Le droit à la liberté
  • Le droit à propriété privée

Ces droits n’imposent pas d’obligations aux gens autour de vous, ils n’existent pas au dépens des droits des autres. Ces droits veulent simplement dire : laissez-moi tranquille. Laissez-moi vivre, laissez-moi être libre, laissez-moi profiter des fruits de mon travail. Tous les autres “droits” que l’on a inventés au fil du temps sont illégitimes puisqu’ils présupposent une atteinte aux droits fondamentaux des autres.

Les soins de santé gratuits sont un mythe. Vous n’avez qu’à regarder votre chèque de paie pour vous en rendre compte. Il y a toujours quelqu’un qui paie au bout de la chaîne. Le “droit aux soins de santé” existe dans ce cas au dépens du droit à la propriété privée. En d’autres mots, le droit aux soins de santé n’est pas un droit mais la violation d’un droit. La notion de “droit aux soins de santé” est aussi aberrante que le “droit au logement” ou “droit à la nourriture”.  Inventer des droits de cette manière a comme finalité un système communiste caractérisé par l’absence de droits.

Chacun devrait prendre soin de son propre corps, et payer pour ses propres services de santé. Le droit à la vie ne veut pas dire que les autres doivent la préserver : c’est là la responsabilité de chacun. Personne n’a l’obligation morale de se sacrifier pour ses semblables.

Mais en pratique comment un individu pourrait-il payer pour ses propres soins de santé ? La suite dans un prochain billet.