In any compromise between good and evil, it is only evil that can profit

Ayn Rand

Bonne nouvelle, camarades !  Après quelques années d’absence, Michael Moore sort de son trou et passe à l’attaque. Sa nouvelle cible : le CAPITALISME, un système injuste que le grand cinéaste accuse d’être responsable de la crise économique. En faisant abstraction de l’hypocrisie sans bornes de cet individu qui va jusqu’à affirmer que le capitalisme n’a rien fait pour lui alors que ses films lui ont raporté quelques 50 millions de dollars, en faisant abstraction de la bassesse de son argumentaire (qui va jusqu’à utiliser la religion pour appuyer ses propos), je vais me limiter à l’essentiel : les thèses défendues par ce “documentaire” sont fausses.

Capitalism : a love story

La crise économique a été causée par l’intervention de l’État dans l’économie et non par la “dérèglementation”. Pour comprendre cela, il faut d’abord définir ce dont on parle.

Les véritables causes de la crise économique

La crise économique actuelle est une crise du crédit. En gros, cela veut dire que les banques ne prêtent plus aux entreprises. En manque des liquidités, ces-dernières sont obligées de recourir à d’autres moyens pour se financer : baisse des embauches, renonciation à de nouveaux projets, mise à pieds de travailleurs, vente d’actifs… et ultimement la faillite. Cela génère, bien-entendu, une hausse du chômage, et une baisse des titres boursiers et de la consommation. Mais qu’est-ce qui peut bien causer une crise du crédit ? Plusieurs facteur y ont contribué, mais le plus important reste l’éclatement d’une bulle immobilière créée et entretenue par l’État.

En intervenant dans l’économie, l’État a faussé les mécannismes de contrôle naturels du marché. Tout a commencé en 2001, après l’éclatement de la bulle technologique. Craignant une récession, la FED baisse de manière brutale ses taux d’intérêts afin de « stimuler » l’économie. Parallèlement, le congrès passe plusieurs lois visant à faciliter l’accès à la propriété (par exemple, 22% des prêts devaient être accordés aux individus gagnant moins de 60% du salaire médian). Ces politiques ont encouragé les familles considérées jusque là comme « insolvables » à contracter des hypothèques à taux variables. Comme le prix des maisons augmentaient de plus en plus avec la demande,de moins en moins de gens avaient les moyens de les rembourser.

À partir de là, plus rien ne pouvait arrêter la descente aux enfers : comme une vague de maisons se sont retrouvées en même temps sur le marché, leur prix s’est effondré. Voyant la valeur de leur propriété baisser, les familles ayant contracté une hypothèque à taux fixe, ont à leur tour mis les clés sous la porte.

Les banques, en manque de liquidités, ont resserré les taux de crédit et ont arrêté de se prêter entre-elles. Certaines (Fannie Mae, Freddie Mac, Lehman Brothers et compagnie) ont fait faillite.

Privatisation des profits, socialisation des pertes

Si Michael Moore a raison de s’inquiéter des déficits astronomiques provoqués par les bailouts, il fait preuve d’ignorance en les reliant directement au système capitaliste. Dans le capitalisme, il y aura toujours des perdants et des gagnants. Le marché se renouvèle sans cesse et il est complètement aberrant de vouloir “sauver” telle ou telle banque. En dénonçant les bailouts, Moore nie sa propre idéologie.
Sans parler du moment le plus comique du film lorsque notre réalisateur se présente à Wall Street avec un sac en criant “We want our money back”. Comble du ridicule !

Michael Moore

Apologie du communisme

Le grand cinéaste conclut son film en prônant l’instauration d’une nouvelle déclaration des droits, qui inclurait notamment : le droit à un emploi stable, le droit à la nourriture, aux vêtements et à la récréation, le droit à un logement décent et le droit aux soins de santé. Pour des raisons évidentes, ces aberrations doivent être rejetées sur-le-champs. De telles propositions sont issues directement de l’incompréhension et la mauvaise utilisation du concept de droit. Lorsqu’un “droit” impose une obligation à quelqu’un d’autre, il ne s’agit pas d’un droit mais d’une négation de droit.
Proclamer le droit d’avoir une maison, signifie que quelqu’un sera obligé de la construire. Michael Moore ne prône pas la liberté de gagner une maison (liberté que nous possédons déjà), mais le droit. C’est ni plus ni moins que de la philosophie collectiviste marxiste appliquée.

Conclusion

Si Michael Moore avait encore une once de crédibilité il y a quelques mois, elle vient de s’envoler en fumée avec la sortie de cette ordure. Si les médias donnent tant d’attention aux délires de cet illuminé, j’espère que les gens qui iront voir le film feront preuve d’esprit critique.